Dix lieux incontournables à découvrir, à Alger et ailleurs

Dix lieux incontournables à découvrir, à Alger et ailleurs

Vestiges du temps qui passe. Vestiges d’une histoire qui se raconte aujourd’hui encore en particulier pendant le mois du patrimoine célébré chaque année du 18 avril au 18 mai. Dix lieux incontournables que nous vous proposons de découvrir.

Cap Caxine, un siècle et demi d’Histoire

L’Algérie compte dans son patrimoine maritime, vingt-cinq phares répartis sur ses 1200 kilomètres de côtes. Le phare du Cap Caxine en fait partie. Ce phare, vieux de 150 ans, est situé entre Baïnem et Aïn Benian à une dizaine de kilomètres à l’ouest d’Alger. Haut de 38 mètres, ce monument d’histoire a été électrifié en 1955.  Il reste aujourd’hui encore cette lumière qui, la nuit tombée, guide les marins à bon port. Au-delà de la vue panoramique, Cap Caxine renferme un petit musée qui recèle de nombreux objets racontant son histoire et qu’il est possible de visiter de 09h à 16h.

Dar Khdaouedj el Amia

La légende dit qu’au temps des Ottomans, une princesse d’une beauté sans égale, répondant au nom de Khdouedj, reçut en cadeau de son père Khaznadji Hassan Pacha, trésorier du dey Mohamed Ben Othmane, un petit palais situé dans la basse Casbah. Cette demeure transformée en un musée national des arts et traditions populaires, garde aujourd’hui, encore son cachet d’antan. Elle rappelle au visiteur la splendeur et le faste dans lequel a baigné la propriétaire des lieux. On dit aussi que la princesse se trouvait tellement belle qu’elle passait le plus clair de son temps à s’admirer et se maquiller devant son miroir. Le fard dont elle induisait en excès ses yeux, aurait causé sa cécité.

Dar Khdaouedj : 9, Rue Mohamed Akli Malek, basse Casbah. Tel : (0) 21 43 99 08.

Bordj Tamentfoust

L’histoire du fort de Tamentfoust commence en 1661, avec sa construction sur le côté est de la baie d’Alger par Ramadhan Agha sous le règne d’Ismaïl Pacha. Tamentfoust « tama n t’yefoust » signifie du côté droit. Son architecture en pierre de taille et en forme octogonale fait de lui un modèle unique dans tout le Maghreb. Tout autour de l’édifice se trouve un fossé creusé à 3 mètres de profondeur. L’accès se fait par la porte sud-est sur un pont-levis long de 5 mètres. À l’intérieur, quatre salles servent aujourd’hui pour les expositions des objets datant notamment de la préhistoire et de l’époque romaine. Ces objets proviennent du Musée national du Bardo. Le fort de Tamentfoust surplombe un petit port où il est possible de déguster du poisson frais dans l’un de ses petits restaurants avec vue sur mer.

Sur les traces de Cervantès : les 7 & 8 mai, un parcours circulaire

Sept haltes à travers le parcours de vie à Alger du père de Don Quichotte, c’est l’itinéraire que l’Institut Cervantès d’Alger propose au public les 7 & 8 mai prochain. Partant de l’institut, ce voyage dans le temps passera par le port, le Bastion 23,  Dar El Hamra, Hammam Sidna, Palais de Mustapha Pacha pour s’achever à la grotte Cervantès au Hamma. Une visite guidée gratuite et ouverte à tous à condition de s’inscrire à compter de la semaine prochaine au niveau de la réception de l’institut au sis 09 rue Khelifa Boukhalfa, Alger. Il est possible de le faire également par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par téléphone au 021 633802. Horaires : 8h à 14h.

Le mausolée royal de Maurétanie à Tipaza

Classé par l’Unesco en 1982, Kabr Eroumia ou Kabr la romaine, trône sur la commune de Sidi Rached, près de Tipaza. Il s’agit d’un tumulus de pierre d’environ 80 000 m3. Le mausolée de la chrétienne mesure 60,9 mètres de diamètre et 32,4 mètre en hauteur, dominant la plaine de la Mitidja à 261 mètres d’altitude.

Ce mausolée a de tous temps exacerbé l’imagination de ses visiteurs. Suscitant à chaque fois un mélange de  curiosité et de fascination. Il est, selon certains, la dernière preuve d’amour d’un roi à sa bien-aimée qu’il a enterrée au plus près des dieux. Pour d’autres, un trésor fabuleux y serait enseveli et gardé de près par la fée Halloula depuis la nuit des temps. Pour les historiens, il est question plus probablement d’un mausolée royal construit par Juba II et son épouse, la reine Cléopâtre Séléné. Dans tous les cas, ce dôme funéraire inspire une ambiance très agréable et paisible. L’endroit fait face à la mer et il est possible d’y faire un pique-nique.

L’abbaye de Notre-Dame de l’Atlas à Medea

Tous les jours, de 10h00 à 12h00 et de 14h30 à 17h30, l’abbaye de Notre-Dame de l’Atlas ouvre ses portes aux visiteurs. Notre-Dame de l’Atlas ou encore plus connue sous le nom de monastère de Tibhirine, se trouve à 5 kilomètres de Draâ Smar (Ex Lodi) dans la wilaya de Médéa. Le 07 mars 1938, des moines fondent ce monastère le domaine agricole de Tib-Harine. Le monastère comptait 13 moines, puis 25 plus tard. Ils s’occupaient de cette maison de campagne s’étendant à cette époque sur 374 hectares. Les terres ont été nationalisées en 1976, mais les moines conservent 17 hectares dont 12 hectares cultivables. La Décennie noire n’a pas épargné les moines de Tibhirine : sept religieux ont été kidnappés et tués en 1996. Le monastère est cependant toujours ouvert. Le week-end, le monastère accueille des expositions-ventes de confitures et de produits de l’artisanat.

La porte d’Espagne à Oran

L’Histoire dit que le 14 mai 1509, le Cardinal Ximénès et son armada composée de 80 grands vaisseaux, 10 galères ainsi que 300 vaisseaux de transport et 15.000 hommes, ont quitté Carthagène en direction de Mers-el-Kébir à 7km au nord ouest d’Oran. L’histoire dit aussi que le cardinal et son armée arrivèrent la veille de l’Ascension et que le lendemain après la messe solennelle, ils se sont dirigés vers Oran qu’ils ont conquis avant la tombée de la nuit. L’une des premières missions confiées par le cardinal à ses architectes a été la construction d’une série de forts. Et la première porte construite a été à l’effigie du Cardinal. C’était en 1589 sous la direction du capitaine général Don Pedro de Padilla. Appelée  la porte Ximénès, elle deviendra avec le temps « Porte d’Espagne ». Usée par le temps et les conquêtes, elle sera fortifiée et retrouvera son lustre d’antan sous le règne de Philippe II. La porte d’Espagne se trouve à la rue des frères Dahi, dans le quartier de Sidi El Houari.

« Dar Larguech » à Annaba

C’est autour du patio que l’organisation du quotidien se faisait à Dar Larguech. Un patio sous lequel un puits et une citerne de 3 mètres de profondeur ont été creusés pour récupérer l’eau des pluies. Construite dans le style arabo-andalouse, cette maison a d’abord été le siège de l’état-major sous la régence ottomane. Sous la domination française, elle est devenue la propriété de Celestin Bourgoin maire de Bône (Annaba) de 1870 à 1878 qui la cédera à un certain Ben Okba. Dar Larguesh a par la suite appartenu à la famille Larguech dont l’un des membres avait été nommé Cadi de Bône et Membre supérieur de jurisprudence musulmane d’Alger. Dar Larguech se trouve dans le quartier El Aquaba, dans la médina. Cependant, nonobstant les efforts consentis par ses propriétaires, la maison a grand besoin de restauration pour résister à l’érosion.

El Mansourah à Tlemcen

El Mansourah ou la victorieuse, a été érigée par le sultan mérinide Abu Yacoub Yousuf au XIVe siècle. Pour l’Histoire, Tlemcen était considérée comme la capitale du Maghreb central à partir du XIe siècle. Elle représentait le lieu stratégique au départ de la Route de l’Or vers le Soudan. Convoitée, Tlemcen a résisté aux nombreux assauts lancés par ses voisins mérinides de Fès. Sous le règne du Zianide Abou Saïd Othman, en 1299, elle fit face à l’un des sièges les plus longs de l’histoire de l’humanité. C’est ainsi qu’il décida d’édifier la ville de Mansourah tout près de Tlemcen.

La mosquée Sidi Lakhdar à Constantine

C’est en 1743, sous l’empire ottoman, que Hacéne Ben Hocine plus connu par Bouhenek, a construit la mosquée de Sidi Lakhdar. Ce lieu de culte a d’abords servi à l’initiation des préceptes de la religion musulmane, la prière, et comme base pour la formation des ulémas par Cheikh Abdelhamid Ben Badis. La mosquée Sidi Lakhdar se présente dans son architecture par deux salles principales. L’une servant à la prière des hommes, l’autre, plus petite, aux femmes. Elle abrite également un espace de travail pour l’imam et une école ancienne où des tombes datant de l’époque ottomane, se trouvent.

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